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Mes premières émotions rugbystiques !

Le 16 mai 2013

Parce que comme dans beaucoup de familles issues du Sud Ouest, mon grand père paternel avait joué au Rugby (au club de Rabastens de Bigorre, l’USR) et que mon père avait à son tour joué dans ce même club de village il fut normal que le petit fils et fils s’y mette afin de faire aussi bien que deux de mes héros cités précédemment.

Je débute donc le rugby à l’âge de 9 ou 10 ans, je ne me rappelle plus (Vous vous apercevrez que j’ai de nombreux problèmes avec les dates) à l’USR avec les copains d’enfance, les copains d’école, les copains du catéchisme, les copains quoi !

Premiers crampons, premiers short, première paire de chaussettes rouges et noirs tout beau tout neuf jusqu’au premier bain de boue ;) Premier contact avec ce monde (je précise, école de rugby, après ce n’est plus tout à fait le même monde) ou les mots « collectif », « soutien », « partage », « essai » et aussi « pénalité »… Prennent tout leurs sens. Premiers contact physique et mental avec les adversaires, premier désaccord et sentiment d’injustice avec l’homme au sifflet qui fait la loi au milieu de ce sport tout aussi complexe qu’une vie d’homme, c’est peut être pour cela que les gens s’efforcent à dire que le rugby c’est l’école de la vie… Ils ont raison. Après tout la vie c’est quoi ? Forest Gump disait que s’était comme une boîte de chocolat mais l’on peut s’entêter à dire que c’est comme un bon match de rugby ! Pour gagner un match ou pour sortir grandit d’un match perdu, il faut entre autres :

- Se battre, attaquer, défendre, avancer vite, gérer son avance, patienter, laisser l’adversaire jouer et commettre des fautes… Ne pas reculer.
- Respecter son adversaire donc le considérer, analyser ses forces et ses faiblesses, trouver les failles de ce dernier et les exploiter.
- Ecouter, se faire commander et diriger par l’arbitre car il y a au rugby comme dans la vie toujours quelqu’un qui nous ordonne de faire une chose… La complexité de la vie se trouve essentiellement dans ce dernier point, la force de compréhension et d’analyse de ce chef qui a le pouvoir de faire basculer un match. Il faut donc séduire, amadouer ce personnage parfois prétentieux, imbu de sa personne, bref un chef avec tous ses défauts (je vous rassure il y a de très bons arbitres qui n’ont pas ces vilains défauts, mais nombreux se reconnaîtront, je leur suggère de faire preuve d’un peu plus d’humilité). Bref, pas simple de se forcer à faire l’amour à de gros vilains, mais parfois la vie nous impose des sacrifices afin d’arriver à certaines de nos faims ou fins.

Les premières chansons et les premiers « semblants » de chanter car… En fait en vous racontant ça je me rends compte que j’ai depuis mon plus jeune âge des problèmes de mémoire, certains de mes lecteurs souriront en lisant cet aveux mais je vous assure que ça ne les pas fait rire tous les jours, n’est ce pas Philippe, Julien, Johann avec qui je bosse de temps à autres, je ne citerai pas les gens qui vivent avec moi et qui supportent cela au quotidien, MERCI pour votre tolérance face à cette attitude, « ce mode de vie » qui permet déconnexion et évasion au quotidien ;) inutile de vous dire que je suis un grand rêveur.

Mes débuts dans le rugby furent donc les prémisses de mon apprentissage à la vie, des joies, des peines, des rêves et des frustrations… Je prends maintenant toutes mes sensations et mes sentiments avec d’avantage de recul et maturité, puis, je les pèse soigneusement dans la balance du bonheur, que j’apprends à contrôler avec le temps.

Nicolas Duffard

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